HAUTE-SAÔNE page 7


Vandelans

Sur le pont de l’Ognon, d’un côté la Haute-Saône, de l’autre le Doubs, cette plaque de limite départementale.

– Cliquez sur cette plaque –


Vellechevreux-et-Courbenans

 En 1807 Courbenans et Vellechevreux fusionnent. Dans le dictionnaire historique de 1866 de la Haute-Saône, Courbenans est considéré comme un hameau.

Une belle plaque sur un Chemin Vicinal, elle est carrément sur la mairie, rue de l’Eglise:

-Cliquez sur cette plaque-

Sur le territoire de l’ancienne commune de Courbenans, une plaque sur un CVO:

Photographies: Patrick LIEUGAUT


Velleminfroy

 Deux plaques en cette commune sur le Chemin Départemental de Fontenoy-le-Château à Rougement, futur Chemin de Grande Communication N°14.

La première se situe sur le hameau de Château-Grenouille. (il s’agit d’un ancien relais de diligences construit en 1832 a proximité d’une source d’au minérale).

La seconde dans le bourg, 


Vellemoz

Chemin Départemental de Corneux à La Chapelle-Saint-Quillain, futur partie du GC13a, cette plaque en l’état.

 

 


Vezet

 
(Commune déléguée de La Romaine -avec Greucourt et Le Pont-de-Planches)

Sur le futur GC3Et, à Vezet, sortie du bourg vers Pont-de-Planches, cette plaque en l’état.

 

*

Il y en avait une autre dans le centre, mais c’était avant:


Villargent

 Sur le futur CGC 25 de Vesoul à Montbéliard (Doubs) cette plaque en l’état:

 


Villars-le-Pautel

 Chemin Départemental de Vernois-sur-Mance à Aisey (lequel pendant un temps s’arrêtait ici à Villars), futur GC1f, cette plaque derrière un poteau.


Villeparois

 Deux plaques sur deux Chemins Vicinaux à Villeparois. Il est probable qu’elles proviennent de la fonderie Bouilliant, en effet, en 1884, une délibération du Conseil Régional portant sur des fournitures de plaques et poteaux précise que cette maison a déjà fourni plusieurs poteaux dans le département, notamment le long des routes nationales. 


 

Amblans-et-Velotte

La Nationale 19 sur laquelle est apposée cette plaque allait de 1860 à 1973 de Paris (Pte de la Gare) à Bâle en passant par Belfort. La plaque au centre du bourg est un tableau de jalonnement (de direction) du Touring Club de France, spécifique aux localités. Ses dimensions: 80 X 50, tôle émaillée de 2 mm d’épaisseur peinte. Il date d’avant 1919, probablement même d’avant 1914, cette année là pas moins de 30000 panneaux étaient déjà en place.

Y sont fléchées d’une part les extrémités françaises de la Nationale, (Belfort 38 kms & Paris 382 kms), le Territoire de Belfort  ayant été détaché du département du Haut-Rhin en 1870, ce dernier, traversé également par la Nationale 19, étant allemand jusqu’en 1918. Et d’autre part les localités importantes les plus près, sur cette même route (Lure 7km & Vesoul 23 kms). Au centre et encadré le nom de la commune: Amblans. (Amblans & Velotte se sont rapprochées entre 1790 et 1794).

Photographie: Frédéric CHAUVET


 

La Neuvelle-lès-Scey

Rue de Paradis (D3) cette plaque est sur la mairie. Nous remarquons que le nom de la commune sur la plaque est: Neuvelle les Scey. Sur cette divergence toponymique plusieurs explications:

La toponymie était « Neuvelle-lès-Scey » en 1750 (de Nova Villa, qui indique un défrichement médiéval entre le IX et le XIIIème siècle), c’est bien plus tard qu’il dérivera en « La Neuvelle ». A noter que le village perdra en 1814 quasiment tous ses habitants à cause du typhus apporté par les armées alliées. (source: Nouveau dictionnaire des communes de Haute-Saône). Et le « Paradis » c’est le nom de la colline sur laquelle est bâti le village.

Frédéric CHAUVET

En 1793 on trouve Neuvelle-lès-Scey et dans le bulletin des Lois (connu pour ses nombreuses erreurs), il y a bien l’article, mais le déterminant est aberrant : La Neuvelle-Lessey. (source: cassini.ehess.fr). Dans son ‘Les noms de lieux de la Haute-Saône’ (1987), Gérard Taverdet mentionne la commune sans article – l’usage a dû être fluctuant, et je n’ai trouvé nulle trace d’un changement (ou fixation) officiel(le) de l’article. 

Jeroen SWEIJEN

Je peux ajouter que les compte-rendus des délibérations du Conseil Général de Haute-Saône de 1843 à 1895 utilisent indistinctement les deux appellations, parfois sur la même page. 

Le cadastre napoléonien n’est pas très fixé non plus:

Le cadastre rénové (1960 / 1986) par contre utilise bien le toponyme usité actuel: La Neuvelle-lès-Scey.

-La plaque à cliquer sur la mairie-

Nous lisons qu’initialement la plaque était sur le Chemin Départemental de Besançon à Neufchâteau. Il s’agissait donc d’une voie de communication trans-départements, Besançon étant dans le Doubs, Neufchâteau dans les Vosges. 

Voici donc l’histoire d’un Chemin de Grande Communication en Haute-Saône qui a failli devenir une Route Nationale / Impériale. Remontons le temps:

 

1880

Si aujourd’hui nous sommes sur la Départementale N°3, en 1879 il s’agissait du Chemin de Grande Communication N°3 allant de Besançon à Neufchâteau sur une longueur de 148km242. 

-Telles étaient les différentes voies regroupées et formant le CGC 3-

La Route Départementale N°3 dont il est question ici, donc avant la création du CGC le 1er janvier 1880,  était elle aussi la route dite de Besançon à Neufchâteau.

(…)héritière d’une voie romaine conduisant de Bourbonne-les-Bains (Lindesina) à Besançon (Vesontio). Extrait nomenclature des routes de la Haute-Saône / Frédéric Chauvet

1813

Comme toutes les routes départementales elle était à partir de 1813 assujettie à la perception de centimes additionnels destinés à son entretien et à sa réparation : à ce titre elle est répertoriée dans le Bulletin des lois du 7 janvier 1813 (N° 478).

1811

Cette classification (Route Départementale) est issue du décret impérial N°7644 du 16 décembre 1811. Il y est dit:  les routes départementales sont toutes les grandes routes non comprises aux dits tableaux, et connues jusqu’à ce jour sous la dénomination de routes de troisième classe. La construction, la reconstruction et l’entretien des routes départementales demeurent à la charge des départements, arrondissements et communes qui seront reconnus participer plus particulièrement à leur usage.

1803

C’est la raison pour laquelle la liste fondatrice des Routes Impériales établie en 1803  nomenclature ainsi cette route N°3: 3 – De Besançon à Nancy par Cussey, Oyselay, Scey-sur-Saône et Combeaufontaine. Les ingénieurs  avaient, cette année là,  à charge d’établir la liste des routes susceptibles de faire partie des voies impériales à part entière et d’en expliquer les motifs. Et nous voyons que cette route a une vocation nationale puisque traversant plusieurs départements, de Besançon à Nancy. Ci-dessous l’extrait du bordereau établi mar M. Lingee, Ingénieur puis ingénieur chef à Vesoul.(parti en retraite l’année suivante).
 
-Le chapitre relatif à la route N°3 de 3ème classe, cliquez pour plus grand format-
@Frédéric CHAUVET
 

Nous sommes donc ici à la croisée des chemins: cette voie millénaire sera-t-elle une Route Impériale de seconde classe ou restera-t-elle dans la voirie départementale ? Quand on déchiffre le texte on s’aperçoit rapidement que l’avis de M. Lingee justifierait sa nationalisation quand à son degré d’utilité, mais par contre est rédhibitoire eu égard à son état, à la limite de l’impraticable. Quand l’on sait que les routes impériales de premières et de seconde classes sont tant au niveau de leur construction que de leur entretien entièrement à la charge du trésor on comprend le choix qui a été fait à Paris.

3 – De Besançon à Nancy par Cussey, Oyselay, Scey-sur-Saône et Combeaufontaine : Cette route qui rejoint à Combeaufontaine celles de Paris à Basle et de Dijon à Nancy est très utile pour le transport des fers, grains et vins. Elle forme la communication la plus directe de Besançon aux eaux de Bourbonne et Contrexéville. L’entretien en avait été négligé pendant vingt ans et elle est mauvaise sur les trois quarts de sa longueur. On y a fait quelques réparations en l’an 10, que l’on continuera sur les fonds de l’exercice an 11. Elle est menacée d’être interceptée par le mauvais état d’un grand pont à Onze Arches à Scey-sur-Saône dont la reconstruction ou les réparations seront très dispendieuses.

Nous savons aujourd’hui que la route Impériale choisie fut la N°61 (qui devînt la 57). Une route qui dessert davantage de villes même si à l’époque son état n’était pas des plus brillant non plus.

1771

 Ceci dit, la Route Impériale 61 fut de tout temps une route commerciale et l’alternative avortée par Jussey ne pouvait rivaliser, comme en témoigne cette petite  carte routière de 1771 intitulée Etrennes Utiles et Necessaires aux Commerçans et Voyageurs ou l’Indicateur Fidèle, enseignant toutes les routes royales et particulières de la France…
 
 
 
 
 
 
-Cliquez sur chaque page-

Pour en savoir plus sur les routes départementales concernées: Haute-Saône   Haute-Marne Vosges Doubs

La majeure partie des renseignements utilisés pour écrire cet article  proviennent de Frédéric CHAUVET, de même les pages Wiki ci-dessus.


 

Voray-sur-l’Ognon

Une plaque d’interdiction devant être apposée sur un point d’eau. (non localisée)

Photographie: Luc LEFRAY


 

Fretigney-et-Velloreille

Nous voici de nouveau sur ce chemin N°3 allant de Besançon à Neufchâteau. C’est en 1806 que Fretigney devînt Fretigney-etVelloreille. 

La plaque se situe dans la Grande Rue sur une maison contemporaine. 

Photographie: Jean-François LOBREAU


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