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Salers

Une première plaque était sur le Chemin de Grande Communication N°14: en 1866 il était nomenclaturé comme allant de Mauriac à Murat par Salers,  en 1873 de Mauriac à Salers. Cette plaque étant fixée sur un bâtiment de la DDE (D680), on peut se poser la question de savoir si il s’agit de son emplacement d’origine. Ceci dit, en examinant les destinations fléchées et les distances, il est manifestement sur la bonne route.

Sur la première ligne figure également l’altitude, ici 943 mètres. Et là, en regardant la carte IGN topographique du secteur, on voit que l’altitude de cet endroit est effectivement de 943: plus de doute, la  plaque est à son emplacement d’origine.

-Route d’Aurillac, lieu-dit Le Foirail, cliquez sur cette plaque-

Photographie de la plaque: Éric LASNE

Une seconde plaque initialement sur le Chemin d’Intérêt Commun N° 35 allant de Salers à Aurillac par St Projet et Tournemire. Aujourd’hui D35, Route de St Paul, les caractéristiques de la route énoncées sur la plaque sont toujours d’actualité: les 3 virages dangereux à 1 km dans la forêt avant St Paul, la déclivité de 9% sur une longueur de 1600 mètres. 

Nous sommes au tout début du CIC N°35, son prolongement rue du Château demandé en 1881 par la commune ayant été refusé. (il s’agissait pour la commune de faire démolir aux frais du département deux immeubles -Labobe et Bardèche). 

Photographie: Jean-Michel LE VAOU


 

Ségur-les-Villas

Cette voie de Grande Communication, la N°31, fut sans doute créée au moment du déclassement des Routes Départementales qui a eu lieu le 1er janvier 1904. 

Le Jolan est un hameau de Ségur.

Photographie: Marc BERTELS


 

Allanche

Le Chemin d’Intérêt Commun N° 11 allait de Blesles en Haute-Loire à Riom. L’un des seuls mâts subsistant dans ce département, il date d’entre 1866 et 1868. Le prix d’un tel poteau, hauteur 2m50 hors sol et hors plaque, était de 25 francs auquel il fallait ajouter les frais de livraison en gare au départ de Nevers. Car ce poteau provient d’une fonderie de la Nièvre. (voir encart ci-dessous). Lors de sa pose, la plaque avait le fond bleu, les caractères blancs, les baguettes noires.

Avenue de Mathonnière (D9) intersection avec la rue du Cézallier (D679). 

Cliquez donc deux fois: bas du mât pour le voir en entier, plaque pour gros plan-

Photographies: Jean-François LOBREAU


 

Neussargues-Moissac

Nouvelle commune de Neussargues-en-Pinatelle

En 1873 Moissac devient Neussargues. En 1901 Neussargues devient Neussargues-Moissac. 

Cette plaque est sur ce qui était le territoire de la commune de Moissac (D23), aujourd’hui un hameau. Le Chemin de Grande Communication N°23 allait d’Ally en Haute-Loire à Dienne. 

-Sur la maison natale de Pierre Fontanier, cliquez sur la plaque au-dessus de la porte d’entrée-

Photographies: Jean-François LOBREAU


 

Chalinargues

Nouvelle commune de Neussargues-en-Pinatelle

Une commune à part entière jusqu’en 2016, elle avait donc sa mairie. Et c’est justement sur ce bâtiment administratif qu’est fixée cette plaque directionnelle, laquelle comme celle de Moissac était sur le Chemin de Grande Communication N°23.

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Jean-François LOBREAU

A l’intersection de ce qui étaient les Chemins de Grande Communication N°3 allant en 1872 de Murat à Allanche et d’Intérêt Commun N°21, lequel allait de Ségur à Nussargues, nous avons deux plaques en angle sur un même bâtiment. Ces deux plaques sont plus anciennes que les plaques compartimentées que l’on peut rencontrer sur cette nouvelle commune de Neussargues-en-Pinatelle, sans doute antérieures à 1870. 

Aujourd’hui nous sommes à l’intersection de la Route du Pirou (D23) et de celle du Mouret (D39).

-Deux clics, un sur chaque plaque-

Photographies: Jean-François LOBREAU


 

Talizat

A l’intersection entre la Route de St Flour (D679) et la rue de la Gare (D14) cette plaque pouvait être sur une Route Départementale déclassée en 1904.

-La plaque fléchée orange-

Photographies: Jean-François LOBREAU


 

Velzic

Deux plaques locales qui rejoignent dans leur style les plaques en fonte avec lettres en relief. Modernes puisque gros caractères afin d’être lues par les automobilistes mais ne pouvant être classifiées selon les normes des plaques actuelles.

La première a été photographiée dans le lieu-dit Mousset, au croisement D 35 / Route de Broussoux.
La seconde se situe sur la D 35, à l’entrée du même lieu-dit Broussoux.
 

 

 

Photographies et localisation: Jean-François LOBREAU


 

Faverolles

Commune déléguée de Val d’Arcomie

Hameau d’Auriac (D13) cette plaque initialement sur le Chemin de Grande Communication N°13. Cette voie de communication allait de Chaude-Aigues à Nasbinal (Lozère). 

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Jean-François LOBREAU


 

Junhac

Le Chemin de Grande Communication N°19 allait de Maurs à Montsalvy. Rue des Écoliers (D19) la plaque est au centre du village, prés des commerces et en face de l’église.

-A gauche petite flèche blanche, cliquez sur cette plaque-

Photographie de la plaque: Papou Moustache

-La plaque devait être là mais recouverte par la végétation-


 

Marcolès

Sur la D66, intersection avec la D64, il s’agissait à l’époque du Chemin de Grande Communication N°66. Rue Longue ou place de la Fontaine, cette plaque en fonte est cachée derrière les flèches modernes. Le CGC N°66 d’après une carte de 1924 allait de Cassaniouze à Omps. 

On lit sur la plaque: Marcolet alors que nous sommes bien à Marcolès. Sur aucune des délibérations du Conseil Général de 1843 à 1925 je n’ai rencontré cet orthographe. 

-Pour voir cette plaque cliquez sur les flèches modernes dans l’angle de la maison-

Photographies de la plaque: Éric LASNE


 

Puy-Mary – Pas de Peyrol

La borne du Pas de Peyrol était sur le Chemin de Grande Communication N°14 de Mauriac à Murat. Sur cette borne aujourd’hui disparue, au minimum 3 plaques. Outre l’altitude -1582 mètres- on y lit les taux de déclivité de la route. 

Replongeons nous à l’époque ou cette borne prenait toute sa signification après l’ascension du col. Un récit du randonneur vélocipédique Pasquiet paru en 1924 dans la revue hebdomadaire LA PÉDALE:

(…) Puis c’est la vallée du Falgou qui s’offre à nous, riche et verdoyante. Le temps qui, jusqu’ici s’était maintenu, devient franchement mauvais et nous abordons en plein brouillard la rampe qui doit nous mener au Pas de Payrol. A ce moment l’on ne voit plus à trois pas devant nous et le pourcentage aidant nous montons à pied. Les virages succèdent aux virages. Un poteau annonce du 14 %. Cette montée nous paraît interminable. Nous croisons un auto-car qui descend tout doucement. Les touristes on l’air gelé sur leur banquette. Enfin nous atteignons la borne indiquant le Pas de Peyrol. A notre grand regret nous ne voyons même pas le sommet du Puy Mary. Nous commençons donc la descente et après 1800 mètres de roue libre nous atteignons le refuge du Puy Mary, très heureux d’y trouver un bon feu pour nous réchauffer.

Nous étions à l’époque sur le Chemin de Grande Communication N°14. La Route Départementale N°7 actuelle ne parvenait pas encore ici. Elle fut opérationnelle juste avant la grande guerre, alors un Chemin de Grande Communication portant déjà le N°17 décrit comme allant de Maurs au Pas de Payrol par Aurillac.  Sur un numéro du Journal de l’Entrepreneur, celui du 28 novembre 1913, nous trouvons une concession portant la construction de cette route entre le ruisseau de Bonnefons (Entreprise Perino) et les abords du buron de la Serre sur 1772 m. 79 pour un montant de 74000 frs. 


 

Vèze

Le Chemin d’Intérêt Commun N°11 le long duquel était posée cette plaque allait de Blesle en Haute-Loire à Riom (1872). Aujourd’hui nous sommes sur la D9, la plaque sur une maison juste en face de la route descendant vers le Pré Grand.

-Cliquez sur cette photographie pour vous rapprocher de la plaque-

Photographie de la plaque: Éric LASNE


 

Lorcières

Il s’agit d’un mât interdépartemental marquant la frontière entre les départements du Cantal et de la Lozère. Le Chemin de Grande Communication  N°47 allant du Malzieu en Lozère à Ruines dans le Cantal (1891) fait partie de la nomenclature de Lozère. De même, la fonderie Chappée fournisseur de ce mât a contractualisé avec le département de la Lozère dés 1886. (les poteaux livrés en gares coutaient 42frcs, les plaques 5frcs50 l’unité, un rabais de 21% consenti faisant baisser la facture d’autant). 

Voici quelques photographies mettant en valeur ce mât dans son environnement typiquement auvergnat (même si en rentrant en Lozère nous quittons cette province). 

-Vous pouvez cliquer sur l’une des deux photographies pour vous rapprocher de cette plaque-

Photographies: Léo de HURLEWIND

Le même mât sur la commune de Julianges en Lozère.


 

 

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Patrick Rollet
Author: Patrick Rollet

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