HAUT-RHIN

Créé en 1790, annexé par l’Allemagne suite au traité de Francfort en 1871, il redevient français en 1919 (traité de Versailles). Les Sous-Préfectures en 1919 sont: Altkirch, Guebwiller, Mulhouse, Ribeauvillé et Thann. 

Le Territoire de Belfort n’est pas annexé par l’Allemagne en 1870. Nous trouvons donc des plaques ou mâts sur ce territoire avec pour département de localisation celui du Haut-Rhin. Ce n’est qu’en 1922 qu’il obtiendra le statut définitif de département à part entière. Mais un Conseil Général siège à Belfort depuis 1871. C’est pourquoi nous trouvons une nomenclature des routes sises sur ce territoire différente de celle du département du Haut-Rhin. 

Haut-Rhin_900.jpg


Dernières modifications 10 août 2025


Nouvelle classification des Routes Impériales de 1870 à 1918:

Extrait Histoire des Routes en Alsace – Jean Braun – 1987


 

Belfort

Voici les deux plaques de cocher, traditionnelles, sur la ville de Belfort, à l’angle du Faubourg de France et de la place Georges Corbis. Vous notez que le département y figurant est bien le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort n’ayant été créé qu’en 1871. Elles sont situées l’une en face de l’autre.

La Nationale 19, créée en 1824 et allant de Paris à Bâle à son origine, eut un tracé plus ou moins long en fonction des années. De 1871 à 1919, elle s’arrêtait à Belfort, la partie traversant le Haut-Rhin étant annexé. Elle s’appela alors Staatsstrasse Nr.11. 

Belfort VUE

– Cliquez sur la plaque que j’ai photographiée en juillet 2014 –

Le seconde ci-dessous à été photographiée par Frédéric Chauvet, comme d’ailleurs toutes les autres plaques et mâts sur le Territoire de Belfort.


 

Felon (Territoire de Belfort)

Magnifique mât bi-plaques dans cette commune de Felon. En cliquant sur le bas du mât, vous pourrez lire l’estampille de la fonderie de fabrication; il s’agit de la fonderie Tacquard située à La-Chapelle-sous-Rougemont, une commune située dans l’actuel Territoire de Belfort. Elle fut fondée à la fin du XIXème siècle et est définitivement fermée en 1960. Les bâtiments sont aujourd’hui protégés.

Le Chemin d’Intérêt Commun N°27 fut classé dans le Territoire de Belfort, donc à partir de 1871. Voici sa description en 1876:

Chemin d’Intérêt Commun d’Anjoutey à Reppe avec embranchement sur St-Cosmes et Bréchaumont. 

Le Chemin N°27 a une longueur totale de 13km765. La partie principale a son origine à Anjoutey, traverse Bourg, emprunte le Chemin N°2 à St Germain sur une certaine étendue, traverse Felon, emprunte la route N°83, traverse Angot, Vauthiermont et Reppe et finit à la frontière allemande vers Chavannes-sur-l’Étang. 

Délibérations du Conseil Général du Territoire de Belfort – 1876

 

– Cliquez sur chaque plaque, sur la partie inférieure du mât également –


 

Urcerey (Territoire de Belfort)

 Deux mâts à Urcerey. L’un mono-plaque aujourd’hui, la seconde plaque ayant été enlevée, l’autre bi-plaques. Ils semblent provenir de la même fonderie. (peut-être également la fonderie Tacquard, les poteaux ayant le même profil en trois parties).

Avant l’occupation de 1870  il y avait une Chemin d’Intérêt Commun N°30 dans le Haut-Rhin. Mais il allait de Croix à Boron. Celui-ci est ultérieur et appartient à une nomenclature propre au Territoire de Belfort et datant d’entre 1871 et 1876: il s’agit du chemin allant de Bavilliers au Mont-Vaudois sur une distance de 3kms530.  

– Cliquez sur chaque plaque –


 

Falkwiller

Rue de l’Église, cette plaque si elle a changé de place indique à juste titre la direction de Gildwiller. L’une des rares plaques subsistant dans ce département.

Photographie: Patrick LIEUGAUT


 

Guémar

Sur le balcon cette maison alsacienne trois plaques directionnelles en fonte, deux sont visibles, la troisième cachée par des fleurs. 

La première plaque était donc sur la Route Départementale N° 6 du Haut-Rhin. La destination Markolsheim à 13 kms est une commune du Bas-Rhin. La Route N°6 allait de Ribeauvillé au Rhin par Guémar (1852)

La seconde plaque indique la direction de Schlestadt, ce toponyme étant le nom d’usage de Sélestat avant 1870 (et entre 1919 et 1920). La plaque daterait donc d’avant 1870. Quand à la classification de la route I.N8, pour l’instant je ne sais pas à quoi elle correspond.

Photographies de Patrick LIEUGAUT

Et voici la troisième plaque également sur la Départementale N°6. 


 

Sainte-Croix-aux-Mines

Ces deux plaques qui jallonnaient la Route Impériale N°59 ne sont plus sur la voie publique mais chez un particulier. A sa classification en 1824 elle était décrite comme la route de Nancy à Schelestadt (Sélestat). Pendant l’occupation allemande après la guerre de 1870, cette voie devînt la Staatsstrasse Nr.3 (la route Nationale N°3). En 1918 elle reprit sa numérotation française: Route Nationale N°59 . On peut penser que ces plaques datant d’environ 1850 furent otées de la voie publique en 1870 / 1871.

Photographies: Jean-Paul HAUSWALD


 

Forge-Musée d’Étueffont (Territoire de Belfort)

Étueffont-Haut et Étueffont-Bas fusionnent en 1973 pour former la commune d’Étueffont. Cette plaque se trouvait à Étueffont-Haut, dont l’orthographe a varié au XIXe siècle : la carte d’État-Major écrit même Étuffonds. À l’époque de la plaque, on était probablement encore dans le Haut-Rhin.
La plaque se trouvait probablement au début de la rue de Lamadelaine (actuelle D55), angle rue de Rougemont (actuelle D2). Aujourd’hui, elle se trouve dans la Forge-musée d’Étueffont  qui justement se trouve à l’angle de ces deux rues ; elle n’est donc pas bien loin de sa place initiale, mais désormais à l’abri.
C’est une ancienne employée du musée, Ingrid van Tiel, qui m’a envoyé sa photo ; voilà un département dont on ne parle guère sur cette page. Et merci à elle pour le partage !

Jeroen SWEIJEN

Effectivement cette plaque sur une Chemin Vicinal Ordinaire fut installée à l’époque dans le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort n’ayant donc pas encore été créé. D’ailleurs nous trouvons une plaque similaire (c’est à dire provenant de la même fonderie et jalonnant un Chemin Vicinal) sur la commune de Falkwiller, laquelle fut toujours dans le Haut-Rhin. Toutefois  une commission exerçait sur le Territoire certaines fonctions similaires à celles d’un Conseil Général, et cela dès 1871. La gestion de la signalétique routière faisait partie de ses attributions. Un compte-rendu de cette commission territoriale  datant de 1871 faisait d’ailleurs état au 31 décembre 1870 de 10 poteaux et de 58 tableaux indicateurs sur les Chemins de Grande Communication, de 36 poteaux et 86 indicateurs sur les Chemins d’Intérêt Commun. Les Chemins Vicinaux Ordinaires ne semblaient pas alors équipés. Mais en 1879, un autre compte-rendu souligne l’utilité d’équiper ce type de voie en indicateurs. 

Des efforts particuliers furent portés sur l’achèvement de ces chemins locaux dés 1869: ils reçoivent une impulsion hors ligne (sic) et sont devenus  l’objet d’une attention toute particulière de la part du département et de l’État (1)

Le Chemin d’Étueffont-Haut à Lamadeleine à l’entrée duquel se situait cette plaque avait une longueur de 2938 mètres et était à l’état de viabilité. Une partie du mur de soutènement longeant le ruisseau de La Madeleine a été reconstruit en 1881, un projet de reconstruction du pont devant être présenté en 1882. (2)

Photographie: Ingrid van Tiel

-La plaque petite flèche blanche-

(1)Délibérations du Conseil Général du Territoire de Belfort 1871 (lire commission faisant office de) 
(2)Rapport de l’Agent Voyer en chef, 1882.


 

Lien vers groupe facebook

Groupe Facebook Plaques de Cocher

Patrimoine Routier

You Might Also Like

Pas de commentaires

Laisser une réponse