SEINE

SEINE 


 

Créé le 13 janvier 1790, sous le nom de « département de Paris », comprenant les communes situées à 3 lieues (12km environ) du parvis de Notre-Dame, c’est en 1795 que ce département prendra le nom de SEINE.

Il sera supprimé en 1968 (loi du 10 juillet 1964) et remplacé par quatre départements: Paris, Hauts-de-Seine, Seine-St-Denis et Val-de-Marne.

La ville de Paris, jusqu’en 1860, ne comportait que 12 arrondissements. 

 


Date de la dernière modification: 11 décembre 2019



Saint-Mandé

Deux plaques à Saint-Mandé. 

Sur la première la direction « Station de Vincennes » désigne sans doute la station de métro. Si tel est le cas, la plaque date du XXème siècle, cette station ayant été ouverte en 1900.

16 juillet 2015: Julien Alliot me fait à juste titre remarquer (voir commentaires en bas de page) que la direction « Station de Vincennes » désigne non pas la station de métro parisien mais la Gare de Vincennes sur la ligne Paris – Bastille qui elle fut ouverte en 1859.

Pour illustrer cette remarque une carte postale de cette gare:

INCONNU 83 - PARIS - La Gare de Vincennes (détail).jpg
« INCONNU 83 – PARIS – La Gare de Vincennes (détail) » par Scanné par Claude_villetaneuse — Collection personnelle. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

94 SAINT MANDE 1 avenue Gambetta (2)

Cette plaque se situe au N°1 de la rue Gambetta…

– Cliquez sur la plaque –

94 SAINT MANDE 65 rue du Cdt René Mouchotte (2)

…et celle-ci au 65 rue du Commandant René Mouchotte

– Cliquez sur la plaque –

Une autre plaque sur la commune de St Mandé, elle se situe Avenue Robert-André Vivien, à l’époque il s’agissait de la voie Vicinale N° 12. Cette voie n’était autre que l’Avenue Herbillon, Sur une longueur de 636 mètres, elle partait du Chemin de Grande Communication N° 38 pour buter sur l’Avenue Daumesnil. Aujourd’hui cette partie de l’Avenue Herbillon est devenue Robert-André Vivien, quant à la rue de la République il s’agit aujourd’hui de la rue Jeanne d’Arc. 

-Cette plaque à l’origine devait se situer sur un bâtiment faisant l’angle avec l’Avenue Daumesnil-

Photographie: Olivier DESMARES

Datant de 1919 voici la liste des Chemins Vicinaux Ordinaires de la commune de St Mandé et leur situation sur le plan de la voirie.

Titre : Rapport de l’inspecteur général chargé des services ordinaire et vicinal du département et du contrôle des tramways et du métropolitain / Conseil général de la Seine Auteur : Hétier / Viennot, Charles Louis (1860-19..). / Mayer, Eugène (1873-1928)


Saint-Maurice

Une plaque de cocher à St-Maurice, en lave émaillé. La destination cachée par le volet est bien « Pont de Charenton » à 500m. Y figure également le nom du département: SEINE.

-Avenue du Maréchal Delattre de Tassigny, cliquez dessus-

Deux autres plaques, cette fois en fonte, en cette commune de St-Maurice: toutes deux sur des Chemins Vicinaux ordinaires.

 Ci-dessous une vue fin XIXème début XXème, la plaque y est:

Photographies de plaques: Jean-Michel LEVAOU


Montrouge

Nous sommes à l’angle des rues Gabriel Péri (anciennement Grande-Rue) et Maurice Arnoux. Deux plaques en lave émaillée, l’une sur le Chemin de Grande Communication N°50 qui allait de Boulogne à Vincennes, l’autre, le N°59, partant de Paris et allant au Cimetière de Bagneux. 

Comme indiqué sur les plaques, nous étions bien dans le département de la Seine. 

Cliquez sur chacune des plaques

Merci à François VIELFAURE pour ces photographies

Deux plaques directionnelles en fonte. La première Avenue Verdier (D61) avant l’intersection avec la rue Victor Hugo. Nous étions sur le Chemin de Grande Communication N°61 lequel comme indiqué sur la plaque allait de Vanves à Ivry. Cette plaque, antérieure au métro parisien, indique la direction du tramway d’Arpajon.

Il ne doit pas s’agir de l’Arpajonnais, une ligne secondaire créée en 1893 et reliant donc Arpajon à Paris. Cette ligne empruntait justement le réseau du tramway qui lui était donc antérieur. 

Cette fois sur une route Départementale, la N° 28. Il n’y eut pas de déclassement pour ce département de la Seine, cette route est devenue la D128.

Photographies: Jean-Michel LE VAOU


Nanterre

 Voici trois plaques directionnelles à Nanterre. Elles se situent comme indiqué  sur le Chemin de Grande Communication N°10.

Les deux premières manifestement en lave émaillée. L’une des destinations fléchées est « STATION de NANTERRE« . Il s’agit de la Gare de Nanterre (ville) située sur la ligne de Paris à St Germain-en-Laye, une station ouverte en 1844.

La troisième plaque, en fonte, indique la direction de la « STATION de COLOMBES« . La aussi sur la ligne de Paris à St Germain, la gare fut inaugurée le 27 avril 1857. 

Photographies: Jean-Michel LE VAOU


Asnières

 Une plaque directionnelle en fonte sur le Route Départementale N°9 de ce département de la Seine. A noter que les routes départementales démarrent non pas au parvis de Notre-Dame comme les routes Royales (Nationales ou Impériales) mais sur les portes de Paris, ici la Porte Clichy.

Boulevard Voltaire (D15) intersection avec l’Avenue des Grésillons (D9).

– Photographie: Sophie DENIS –

Rue Robert Dupont (D11) et avenue d’Argenteuil (D909) cette plaque initialement sur le CGC N°11 de Garennes Colombes à Gennevilliers.

-Cliquez sur cette plaque-

Photographie: Rémi GRODZKI


 

Clamart

Cette plaque occultée en partie, sur le Chemin Vicinal N°12. Ce chemin vicinal s’appelait le Moulin des Pierres. C’est d’ailleurs à un angle de cette rue que se trouve cette plaque.

Cliquez sur cette plaque

Photographies: Jean-Michel LE VAOU

Voici une carte sur laquelle doit se trouver la plaque directionnelle, dans ce cas son emplacement aurait été modifié.

Une seconde plaque pouvant se situer à l’intersection des rues Condorcet et Gambetta mais sans garantie.

Photographie: Jean-Michel LE VAOU


 

Épinay-sur-Seine

Sur le Chemin Vicinal Ordinaire N°6 allant vers St Gratien, cette plaque directionnelle. D’après le site de la commune ce chemin fut créé vers 1870.

Photographie: Jean-Michel LE VAOU


Vincennes

Sur ce Chemin Vicinal Ordinaire N°3, deux destinations: la Station de Vincennes (la Gare, voir plus haut à St Mandé) et le Bois de Vincennes. Avenue du Général de Gaulle. 

Photographie: Jean-Michel LE VAOU

La même plaque réchampie en 2018.


Issy-les-Moulineaux

Ce n’est qu’à partir de 1893 que cette commune prit ce toponyme, auparavant, nous étions à Issy, aux Moulineaux (rattaché à Meudon) et encore avant à l’Union. Il s’agit d’une plaque en lave émaillée.

Photographie: Rémi GRODZKI


 

Vitry-sur-Seine

Une plaque bi-directionnelle sur le Chemin Vicinal Ordinaire N°7. Les Chemins 7, 8 et 9 (en partie)  formaient le Boulevard de Nogent. La commune de Vitry prit son extension sur-Seine en 1897. 

Photographie: Marc TAVERNIER



 
Montreuil (-sous-Bois)

Sur la plaque le toponyme employé est Montreuil-sous-Bois. Cette appellation semble erronée, la notice communale de Cassini ne fait jamais référence à cette appellation. Toutefois le site de la commune précise:

Montreuil ou Montreuil-sous-Bois ?

La commune de Montreuil est parfois appelée  « Montreuil-sous-Bois ». Jusqu’au XVIIIe siècle, le toponyme « Montreuil-sur-le-Bois » est employé, car Montreuil se situe au nord du bois de Vincennes. Au terme des délibérations du conseil municipal du 12 juillet 1951, le nom de « Montreuil-sous-Bois » est officiellement abandonné au profit de « Montreuil ». Le maire communiste Daniel Renoult explique alors qu’il n’y a jamais eu de bois à Montreuil et que Montreuil étant la plus grande des villes portant ce nom, elle n’a pas besoin d’ajouter cette pseudo-précision pour se distinguer des autres. 

La loi du 18 juillet 1964, portant sur la réorganisation de la région parisienne, officialise cette décision. 

 Cette plaque en lave émaillée se situe rue de Romainville sur le Chemin de Grande Communication N°40. Les deux photographies de la même plaque: avant et après ravalement de la façade… ça se voit !

Photographies: Cléo



 
Romainville

Toujours sur le CGC N°40, cette plaque également en lave émaillée, fissurée mais résistante. Place Salvador Allende au-dessus de la boulangerie.

Photographie: Cléo



 
Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur devînt St-Maur-des-Fossés en 1897.

Cette plaque se situe à l’angle des rues Baratte-Cholet* et Garibaldi. Elle était comme indiqué sur un Chemin Vicinal, le N°1. Les deux directions indiquées sur la plaque, La Pie et Gare du Parc se situent sur la commune de St Maur. La Pie est quartier, la Station du Parc une gare ouverte en 1859.

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Cléo

*Cholet et son épouse, née Baratte, ont fait des legs au bureau de bienfaisance, en particulier les locaux qui abritent la colonie de vacances de Saint-Maur à La Baule (Loire-Atlantique). HISTOIRE DES NOMS DE RUES DE ST-MAUR.

-Villa Vauthier, cette plaque de police (la fonderie est marquée en bas à droite mais la photo est de trop petit format pour le déchiffrer)

Photographie: Guy BERNARD



 
Rungis

 Une plaque en fonte sur un Chemin Vicinal ordinaire, le N°1.

Photographie: Emmanuel SEROT

Une seconde plaque également sur un Chemin Vicinal:

Ces deux plaques ont été démontées et envoyées à Nicolas Jamois pour être réchampies. C’était en mai 2018.

Longeur 80cm, hauteur 40, epaisseur du cadre 2 cm, et 28kg !

(Nicolas Jamois)



 

Arcueil

 Rue de Stalingrad, intersection avec l’avenue Laplace, nous sommes sur la D258B actuelle, la plaque en lave émaillée était sur le Chemin de Grande Communication N°58. 

L’une des destinations fléchée est la faïencerie de Bourg-la-Reine; il s’agit sans doute de la faïencerie Laurin, elle se situait à l’angle de la route de Paris à Orléans et de la voie de la Tromière (actuelle rue Thorelle).

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Cléo


Charenton-le-Pont

Voici une plaque de cocher à Charenton-le-Pont, située Avenue de la Liberté. Elle s’apparente plus à une plaque de rue puisque les indications sont destinées à se diriger vers d’autres rues et non pas vers d’autres villes.

 

94 CHARENTON LE PONT 6 avenue de la Liberté

 
 Avenue du Maréchal Delattre de Tassigny, une plaque en lave émaillée, elle se situait  sur le Chemin de Grande Communication N°38 allant de Bagnolet à Choisy-le-Roi.

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Cléo

 



 

Villejuif

Rue Marcel Grosmenil, une plaque en fonte indiquant comme c’est souvent le cas dans cet ancien département de la Seine pour les plaques en fonte, non pas des communes mais un nom de rue, ici la rue de Montrouge à 700 mètres.

-Cliquez sur la plaque-

Avenue Paul Vaillant Coururier, sur ce qui était le CGC 61, aujourd’hui la D161, cette plaque en lave émaillée. (Le seul fournisseur de plaques en lave émaillée pour la ville de Paris, ou qui se prévaut de ce monopole, étaient les établissements Gillet, 9, Fénelon. Certes nous ne sommes pas à Paris mais dans le département de la Seine, mais pour qui voudrait creuser ce serait un bon point de départ). 

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Cléo

A l’angle des rues Auguste Delaune et de l’Avenue Karl Marx, cette plaque en fonte était sur le Chemin Vicinal Ordinaire N°6. Sur une longueur de 2410 mètres, cette voie était dénommée de Chevilly à Bicêtre. Elle partait du Chemin Vicinal N°4 pour se terminer au Territoire de l’Haÿ. La distance de 1km800 est celle qui sépare cette plaque de la commune de l’Haÿ (les-Roses), à cet endroit là ce CV N°4 est rebaptisé selon une numérotation spécifique à la commune de l’Haÿ.

Photographie: Jean-Baptiste BEAUMONT-LIEGARD

Rue Édouard Vaillant, cette plaque sur le Chemin Vicinal N°3 lequel  était dit Chemin d’Arcueil, il partait du Chemin Vicinal N°9 -c’est à dire ici-même-  pour se terminer à la limite du territoire d’Arcueil. Sa longueur était de 1200 mètres. 

Photographie: Jean-Michel LE VAOU

Voici la listes des Chemins Vicinaux des la commune de Villejuif à l’époque de ces plaques:



 

Ivry-sur-Seine

 C’est en 1897 qu’Ivry prit l’extension sur-Seine.

Deux plaques en lave émaillée, l’une sur le CGC N°50 allant de Boulogne à Vincennes, l’autre sur le CGC N°51 allant de Paris à Ivry-Port.

-Photographie: Jean-Michel LE VAOU

Photographie: Emmanuel SEROT


 

Châtillon

Chemin de Grande Communication N°68 cette plaque en lave émaillée.

Photographie: Gilles DELIGNY


 

L’Haÿ-les-Roses

C’est en 1914 que l’Haÿ devînt L’Haÿ-les-Roses.

Rue Paul Hochart, intersection avec la rue Henr Crette. Le Chemin Vicinal N°7 de l’Haÿ s’appelait le Chemin de Chevilly et rue des Tournelles. Sur une longueur de 1386 mètres il partait la Route Départementale N°26 pour se terminer sur le Chemin de Vitry.

-Cliquez sur cette plaque-

Photographies: Bruno SINET


 

Chatenay-Malabry

Cette plaque a une double fonction, à la fois directionnelle puisqu’elle flèche la direction de la Route de Versailles, et de rue, ici la rue des Prés Hauts (ce nom de rue n’a d’ailleurs pas été modifié). 

La route de Versailles devait être l’actuelle D986, à l’époque la Nationale 186 allant dès son origine en 1824 jusqu’en 1933 de Versailles à Choisy-le-Roi.

Photographie: Jean-Michel LE VAOU


 

Courbevoie

Rue du Capitaine Guynemer, intersection avec  la rue de Bitche, cette plaque était initialement sur le Chemin Vicinal Ordinaire N°4

Ce chemin numéro 4 était appelé le Chemin de Nanterre. Il se décomposait en deux parties, l’une du Chemin de Grande Communication N°6 pour se terminer sur la Route Nationale 192 sur une longueur de 797 mètres, la seconde partie du chemin de l’autre côté de la Nationale 192 pour rejoindre la rue du Mans distante de seulement 230 mètres. Et donc quand on lit sur la plaque Route du Havre à 0km400 il s’agit bien de cette Nationale, aujourd’hui la D992. De l’autre côté, c’est toujours la rue de Bezon (D6).

-En empruntant le passage clouté vous arrivez dessus, cliquez-

Photographie: Jean-Michel LE VAOU


 

Puteaux

Cette plaque se situe aujourd’hui Place Simone et Antoine Veil. Sur le Chemin Vicinal Ordinaire N°2, qui  s’appelait: De la montagne des Rus. Il s’agissait à l’époque de la rue de Colombes, cette rue ayant depuis été rebaptisée Rue Anatole France en 1927. Cette voie allait de la Place du Marché à la Route Nationale 13. Le fléchage indique l’avenue St Germain qui devînt Avenue de la Défense en 1883 et depuis 1944 Avenue du Général de Gaulle. Nous savons donc que cette plaque, comme d’ailleurs toutes les autres du même acabit dans ce département de la Seine, est antérieure à 1883

-Cliquez sur cette plaque, flèche orange-

Photographie de la plaque: Jean-Michel LE VAOU


 

Paris III

Il ne s’agit pas d’une plaque directionnelle mais d’une plaque émaillée offerte par l’Automobile Club de l’île de France. Ce dernier semble avoir été fondé en 1900.  Quand à la localisation de la plaque sur la carte, l’Impasse du Tertre, quartier de Montmartre,  était dans le IIIème arrondissement de Paris qui n’en comportait que 12 jusqu’en 1860. Cette même année, l’ancienne commune de Montmartre était rattachée à Paris.

Photographie: Jean-Louis DORE


 

Articles pouvant aussi vous intéresser

5 Commentaires

  • Reply nicolerey81 4 avril 2014 at 15 h 27 min

    ça se fournit!

    bravo pour t’être lancé dans un tel recenssement

    je pense à ton blog pendant mes escapades

    cordialement

    • Reply Plaques de cochers 4 avril 2014 at 22 h 09 min

      Merci pour tes encouragements, c’est vrai que compte tenu du nombre de plaques qui subsistent j’ai du pain sur la planche. A raison de 3 ou 5 par jour (et pas tous les jours) je pense terminer en
      ??? ah oui quand même !!

      Bonne soirée.

  • Reply stan 4 avril 2014 at 16 h 14 min

    sympa , des villes que je connais bien , j’ai habité longtemps à Fontenay Sous BOIS

    • Reply Plaques de cochers 4 avril 2014 at 22 h 06 min

      j’habitais moi aussi pas trés loin, rue de Charenton à la limite de Charenton le pont, mais c’était avant !

  • Reply Julien Alliot 16 juillet 2015 at 4 h 37 min

    Station de Vincennes désigne plutôt la gare de Vincennes, sur la ligne de Paris-Bastille à Verneuil l’étang, depuis 1969 transformée en RER A.
    J.A.

  • Répondre à Plaques de cochers Supprimez la réponse