Éclaron: ses plaques d’interdiction de circulation

Eclaron-Braucourt-Sainte-Livière

 C’est entre 1972 et 1975 que ces trois communes ont fusionné.

Au croisement de la Rue de la République et du CD24, voici deux plaques (trois si on compte la plaque de rue): une plaque directionnelle sur le CGC 24 et une plaque d’interdiction pour les LOURDS FARDEAUX INDUSTRIELS.

Le bassin métallurgique de la Haute-Marne était en relation directe avec les houillères du Nord et les gisements miniers de Meurthe-et-Moselle et du Luxembourg. Les transports se faisant souvent sur route, de nombreuses études menées par les Ponts-et-Chaussée déterminaient le taux de résistance des routes selon leur revêtement. En outre des comptages de véhicules étaient régulièrement effectués -on comptait à l’époque en colliers, c’est à dire en nombre de bœufs. En mars 1879, la ligne de chemin de fer concédée à la Compagnie de l’Est de Jessains à Eclaron devait permettre d’atténuer le problème. 

Une plaque similaire se trouve à l’autre bout de la rue; cette rue a l’époque s’appelait la rue Des marchands de vins. Le développement considérable de cette activité dans cette rue à entraîné la multiplication des charrois venant de toute la région.

– Cliquez sur chacune des plaques –

Photographies: vue d’ensemble: Gilles DELIGNY – Plaques: Denis CLAUDEL

La plaque ci-dessous est une plaque d’interdiction pour les voitures. Au XIXème siècle les voitures étaient avant tout tractées, à deux ou quatre roues. La commune d’Éclaron en 1880 possédait 4 chemins dits de petite vicinalité vers les communes voisines. Or ces voies de communication étaient mal entretenues et considérées comme de mauvais chemins. En outre nombre de cultivateurs consacraient davantage de temps aux charrois qu’à la culture, notamment pour le transport du bois et du charbon. On trouve sur le territoire de la commune une huilerie mais aussi une fonderie coulant 5000 kgs / jour de marchandises livrables aux commerces et donc utilisant les charrois et leurs voitures. Il faut aussi ajouter une sucrerie ouverte en 1868) générant des transports de betteraves. Elle se situait prés de la gare. (1*).

-Cliquez sur cette plaque-

(1*)Mémoires de la Société des lettres, des sciences, des arts, de l’agriculture et de l’industrie de Saint-Dizier
Auteur : Société des lettres, des sciences, des arts, de l’agriculture et de l’industrie de Saint-Dizier. (1880)

Une autre plaque sur la CD24 à hauteur du 7 rue de l’Hôpital, à l’époque le CGC 24:

La même plaque photographiée à quelques semaines d’écart par Gilles DELIGNY et Denis CLAUDEL, cliquez sur l’une ou l’autre.

Toujours sur ce CGC24, cette fois place Pelletier, une plaque qui nous permet de connaitre la longueur de ce Chemin de Grande Communication: 6km6. 

 

– Même procédure que précédemment, cliquez sur l’une ou l’autre des plaques –


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