BAS-RHIN

Bas-Rhin


Dernières modifications 12 avril 2021


En 1871, le Bas-Rhin fut annexé par l’Allemagne suite eu traité de Francfort, et ceci jusqu’en 1919 (Traité de Versailles). Pendant cette période il s’appelait administrativement: Bezirk Unterelsass.

Il y eut des poteaux installés par les allemands entre 1871 et 1919, ceux qui subsistent sont très limités. Ils ont eux aussi été enlevés, on imagine par les français.



Wasselonne

Nous sommes dans la forêt de Westhoffen sur la commune de Wasselonne. Un magnifique poteau indicateur, tri-directionnel, photographié par Anne Vonthron en 2015, dont les communes fléchées sont orthographiées en allemand: (Kossweiler=Cosswiller et Wasselnheim=Wasselonne). Il ne peut donc dater que de la période allemande de la commune, entre 1871 et 1919 (Wasselonne redevient officiellement française le 28 juin 1919).

– Le poteau en forêt de Westhoffen –

Cliquez sur les plaques, y compris celle de dos –


Ottrott

 Une plaque émaillée fixée sur un support en fonte. A noter que la destination Börsch est la version Alsacienne de BŒrsch. 

-Cliquez sur cette plaque-

Photographie: Nicolas WEBER – Patrick LIEUGAUT


 

Otterswiller

Difficile de dater ces mâts mono-plaque mais, les deux toponymes des deux communes fléchées nous apportent quelques indications: Gottenhausen  était la dénomination de Gottenhouse avant avant le 21 février 1948; Maursmünster est la dénomination allemande de la ville de Marmoutier. On peut donc considérer qu’ils sont antérieurs à 1919, postérieurs à 1870.

Ils sont parfaitement entretenus, rechampis aux couleurs de l’Alsace, rouge et blanc.

Photographies: Nicolas WEBER


 

Lochwiller

 Ce mât bi-plaques, photographié par Anne Vonthron en 2018, est un des rares a être encore en place dans ce département.

 Les noms des villages sont en allemand (L’Alsace était allemande entre 1871 et 1918). Wasselnheim = Wasselonne, Kleingoft = Kleingoeft et Lochweiler =Lochwiller.  Situé dans le jardin d’un particulier, qui l’a trouvé enfoui dans la cave de la maison lors de son achat. Ils l’ont restauré et exposé dans le jardin.

Anne Vonthron

On peut donc supposer, comme les mâts de Otterswiller, qu’ils furent fabriqués entre 1871 et 1918. Dans ce cas, les mâts de ce type ont dû être enlevés après 1919, mais par les français. A moins qu’ils n’aient  tous été détruits pendant la grand guerre. 

Il se trouvait sans aucun doute et compte tenu des distances fléchées à l’intersection des D663 / D783. 

 

-Cliquez sur chacune des plaques

Photographies et vue GoogleMap: Anne Vonthron


 

Boerch

En fonte assurément, mais nullement directionnelle, cette plaque indique le nom de la route: Mont Saint Odile. 

-Une belle maison décorée, cliquez sur la plaque (flèche orange)-

Photographie: Patrick LIEUGAUT


 

Heiligenstein

Un mât bi-plaques aux inscriptions difficilement lisibles. Sur la plaque de droite on distingue néanmoins Truttenhausen  un lieu-dit limitrophe d’Obernei. Sous cette appellation est écrit Ste Odile, nous sommes en effet possiblement sur la route du Mont St Odile. 

Ce type de mâts se retrouvait dans toute l’Alsace mais également aux anciennes frontières entre la Prusse et la France. 

-Col du Bonhomme-

-Cliquez sur chacune des plaques-

Photographies: Nicolas WEBER


 

Waldersbach

Une plaque émaillée communale de situation administrative. Elle est postérieure à 1919, en effet de 1871 à 1919 l’arrondissement d’appartenance était Kreis Molsheim, aujourd’hui et sur la plaque Molsheim. A noter que de 1793 à 1801 cette commune faisait partie du département des Vosges. 

Photographie: Nicolas WEBER

On peut supposer que cette plaque était destinée à remplacer son homologue mise en place sous l’administration allemande. En voici une, celle de la commune de Weiterswiller (Weitersweiler) dans le nord du département, sur laquelle le canton et arrondissement sont remplacés par les entités administratives allemandes: district de Zabern (Saverne), arrondissement de Molsheim. 

© François ROMANET


 

Dambach-la-Ville

Cette plaque qui ne doit plus être en place indique Dieffenthal et Ortenbourg mais aussi la Route Rouge qui n’est autre que la Route du Vin. 

Photographie: Patrick LIEUGAUT


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